Tepoztlán est une commune du Mexique dont la fondation remonte approximativement à l’année 1100 après J.-C. Elle compte une population de 54 987 habitants (Économie, 2020) et une superficie territoriale de 242,464 km². Sa biodiversité s’inscrit autour du Corridor biologique Chichinautzin, où se trouve la zone naturelle protégée du Parc national El Tepozteco (24 000 ha). Dans son organisation territoriale et socioculturelle, la commune est structurée autour de huit quartiers (La Santísima Trinidad, San Miguel, Santo Domingo, Los Reyes, San José, San Sebastián, Santa Cruz et San Pedro), ainsi que de dix villages autochtones (Amatlán de Quetzalcoatl, Colonia Ángel Bocanegra, Huilotepec, Ixcatepec, San Andrés de la Cal, San Juan Tlacotenco, Santa Catarina, Santiago Tepetlapa, Santo Domingo Ocotitlán et Tepoztlán, chef-lieu).
En 2002, la municipalité de Tepoztlán a été intégrée au Programme national de tourisme « Pueblos Mágicos », programme créé afin de promouvoir le tourisme national, distinct du tourisme balnéaire. Cette désignation a été obtenue en raison de ses caractéristiques architecturales de style vernaculaire, de ses murs en pierre sèche (tecorrales) et de ses rues pavées, de son orographie unique, de sa richesse culturelle et de son histoire reflétées par l’Ex-couvent dominicain, construit vers 1570, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994 ; ainsi que par la Zone archéologique d’El Tepozteco, site construit il y a 800 ans par les Xochimilcas, utilisé à des fins cérémonielles dans le culte du dieu du Pulque Ometochtli (« deux lapins »), vers lequel affluaient d’importants pèlerinages associés à la fertilité végétale et aux vents ; il s’agit du site archéologique le plus visité de l’État de Morelos et du 13ᵉ site le plus visité au niveau national.
Actuellement, comme d’autres destinations touristiques à forte fréquentation dans le monde, Tepoztlán recherche un point d’équilibre permettant à l’activité économique et à l’utilisation de ses ressources à des fins touristiques d’aller de pair avec la durabilité, grâce à une application correcte des politiques publiques en faveur d’une meilleure qualité de vie pour ses habitants, avec un impact direct sur l’état général de la municipalité, afin d’être visitée par les quelque 5 000 visiteurs qu’elle accueille en moyenne chaque week-end.